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jeudi 16 avril 2015

NBA, 2014-2015, Chapitre 4

Alors que la saison régulière vient de prendre fin, après plusieurs centaines de rencontres différentes, il est temps de dresser un bilan. Nous parlerons du meilleur joueur, du meilleur entraîneur, du meilleur remplaçant, au même titre que du meilleur et du pire de cette fin de saison. Bref, il y en aura pour tous les goûts.

Le Meilleur Joueur.

En revenant à Cleveland, lieu de ses débuts dans la ligue, LeBron James avait fait part de son ambition de mener cette franchise au titre suprême. Même avec un effectif pareil, tout n'était pas joué, et tout n'a pas toujours été rose pour les Cavaliers. Mais le "King" a tenu bon, et guidé ses coéquipiers vers la deuxième place à l'Est, qui semblait encore bien loin il y a quelques mois.
En effet, avec des moyennes de 25 points, 6 rebonds et 7 passes décisives, son influence sur les bons résultats de son équipe est colossale. Le meilleur exemple est encore plutôt frais, James ayant choisi de sortir une rencontre titanesque peu avant le début des phases finales, sans doute pour se mettre en jambes. Avec un triple-double de 20 points, 10 rebonds et 12 passes décisives, il a coulé à lui seul les Bulls de Chicago, étant impliqué sur la moitié des points de son équipe. Pas de doute, le "Chosen One" est bien de retour.

"There is no place like home". 
Le Meilleur Remplaçant.

Affichant des moyennes tout à fait respectables s'approchant des 11 points, 2 rebonds et 2 passes décisives à chacune de ses entrées, Jodie Meeks, encore ignoré par de nombreux observateurs, est bel et bien l'un des artisans du redressement des Pistons de Detroit en cours de saison. Apportant de la vitesse et de la percussion à l'équipe, il n'en oublie pas moins son rôle défensif, et donne du fil à retordre à ses pendants adverses, que ce soit Lance Stephenson ou Monta Ellis, en passant par Gordon Hayward.
Sa meilleure performance est encore assez récente, remontant à la brillante victoire de son équipe sur les Hornets de Charlotte, durant laquelle il a combiné 24 points, 3 interceptions et une passe décisive, tout en muselant au mieux Lance Stephenson, afin de sécuriser le succès de sa franchise.

Jodie Meeks, un vrai plus pour les Pistons
Le Meilleur Entraîneur.

Après avoir offert aux Mavericks de Dallas le premier titre NBA de leur histoire, Rick Carlisle avait décidé de s'inscrire dans la durée à l'American Airlines Center. Cette saison ne semblait pourtant pas devoir être une partie de plaisir, car l'effectif mirobolant de la franchise de Mark Cuban cachait une difficulté particulière : faire cohabiter tout ce beau petit monde. En effet, un tel rassemblement de grands joueurs conduit souvent à certains différents au sein du groupe.
Carlisle a d'ailleurs dû faire face à une mésentente avec Rajon Rondo, l'une de ses recrues, mais a su calmer ses troupes. Et même si, à l'heure actuelle, le bilan de sa formation n'est pas à sauter au plafond, avec une septième place en-dessous des ambitions initiales, les Rockets de Houston risquent fort de ne pas trouver la faille rapidement face à un groupe qui gagne progressivement en solidarité. Et ce léger renouveau est l'oeuvre de leur entraîneur, qui a su assumer cette somme d'individualités, afin de mener l'équipe en phases finales, avec un bilan qui n'est tout de même pas ridicule ( 49 victoires pour 32 défaites ).

Après mûre réflexion, Rick Carlisle a trouvé la solution pour son équipe
La Meilleure Rencontre.

Il y a quelques semaines de cela, les Nuggets de Denver se rendaient au Toyota Center, afin d'y affronter les locaux, à savoir les Rockets de Houston. Plusieurs duels se profilaient à l'occasion de cet affrontement, et aucun n'a vraiment déçu. Le premier avait lieu dans la raquette, et ce sont les Texans qui en sont sorti vainqueurs ( 49 rebonds à 42 ), en particulier grâce aux deux "petits" gabarits que sont James Harden et Corey Brewer, respectivement arrière et meneur, qui ont pourtant pris 10 rebonds chacun, au mépris des pivots et autres ailiers forts.
Le deuxième duel dépendait de l'influence des bancs de touche sur le tableau d'affichage. Là encore, les Rockets ont pris de peu le dessus sur leurs adversaires du soir, avec un avantage de 24 points à 21 de leurs remplaçants. Et, pour finir, les deux franchises étaient attendues au niveau de l'adresse à trois points, l'un de leurs points forts habituels. Pour achever son rival, Houston a également pris le meilleur sur lui dans ce domaine, avec un score de 40 % à 35 % derrière la ligne.
Au final, victoire des Rockets sur un joli score de 118 à 108, qui témoigne du beau combat livré par les joueurs de Brian Shaw.

Comme souvent, James Harden a sorti les Rockets du pétrin
La Meilleure Franchise.

C'est vrai, le terme "meilleur" n'est sans doute pas le plus approprié pour une formation qui n'a pas su monter dans le bon train pour les phases finales. Pourtant, le Heat de Miami, quatre fois finaliste sur les quatre dernières éditions, n'a pas réalisé une aussi mauvaise saison que ce qu'en disent les statistiques. En effet, après avoir perdu son meilleur joueur, l'inévitable LeBron James, ainsi que leur joker à trois points, James Jones, durant l'intersaison, les Floridiens ont également dû composer sans Chris Bosh, rebondeur hors pair blessé au mois de février, tout en essayant de pallier l'absence de Ray Allen, leur sniper, qui a pris une année sabbatique.
Bref, avec un effectif aussi dépeuplé, avoir été durant une grande partie de la saison dans la course aux playoffs relève tout simplement de l'exploit. Dwyane Wade avait la lourde tâche de porter son équipe sur ses épaules, alors que les nouveaux arrivants devaient s'intégrer. Au final, un résultat pas forcément catastrophique ( 37 victoires pour 45 défaites ), les dirigeants ayant vu cet exercice comme une étape de transition en vue de l'an prochain. Et, au vu des récentes performances du Heat, il faudra sans aucun doute compter sur eux pour 2015-2016.

Dwyane Wade a permis au Heat de réaliser une saison convenable malgré les blessures
La Pire Franchise.

Alors que DeMarcus Cousins est dans la forme de sa vie, qu'il est entouré de joueurs talentueux ( Rudy Gay, Darren Collison ) et prometteurs ( Derrick Williams, Ben McLemore ), les Kings de Sacramento ont réussi "l'exploit" de réaliser une saison à la limite du ridicule, les deux entraîneurs successifs ne parvenant pas à exploiter l'incroyable potentiel de cet effectif. Le bilan parle de lui-même, avec 29 victoires pour 53 défaites, malgré une attaque de feu. En effet, les joueurs de la Sleep Train Arena ont marqué au moins 100 points à 48 reprises cette saison, plus que n'importe quelle autre équipe !
Cependant, cette orgie offensive coûte beaucoup à Sacramento, qui peine à avoir la même assurance des deux côtés du court, malgré des statistiques plus que correctes ( 35 rebonds défensifs, 7 interceptions, et 4 contres par rencontre ). Alors, où est le problème ? Dans la concentration. Malgré cette défense plutôt efficace, les Kings perdent énormément de ballons ( 15 par rencontre, en moyenne ), offrant ainsi beaucoup trop de secondes chances à leurs adversaires. Cette équipe doit donc gagner en maturité si elle veut obtenir ce qu'elle mérite de par son formidable potentiel.

Il est grand temps que Cousins soit récompensé de ses efforts

lundi 29 septembre 2014

Les revanchards de la Division Nord-Ouest

Alors que la reprise de la NBA approche, les questions autour de cette nouvelle édition sont multiples. Nombre de joueurs du championnat américain disputent actuellement la Coupe du Monde, et reviendront sans aucun doute épuisés, mais, pour certains, avec une médaille autour du cou. Quel sera leur état de forme ? Qui succèdera aux Spurs, bien qu'ils soient logiquement candidats à leur propre succession ? Pour y répondre, nous effectuons un tour d'horizon qui nous permettra de découvrir les 30 franchises de ce championnat unique, en découvrant ici celles de la Division Nord-Ouest.

Denver Nuggets.
Le marché des transferts.
Les Nuggets, qui, la saison passée, n’ont pu participer, pour la première fois depuis 2003, aux phases finales, auront à coeur de se reprendre lors de cet exercice. Pour cela, ils ont simplement enregistré le retour d’Arron Afflalo, après deux saisons pleines à Orlando (17 points par match, en moyenne).
Les leaders.
Son arrivée devrait stabiliser un effectif extrêmement talentueux, mais qui manque cruellement d’expérience. On y retrouve Kenneth Faried (24 ans), vainqueur cet été de la Coupe du Monde avec les USA, durant laquelle il a tourné à 12 points et 8 rebonds, en moyenne, par match, ainsi que Danilo Gallinari (26 ans), international avec l’Italie depuis huit saisons, et le ”frêle” Ty Lawson (26 ans, 1 mètre 80 pour 88 kg).
Les lieutenants.
L’effectif de la franchise de Denver compte également des joueurs ayant un vécu plus important, tels que Nate Robinson (trois participations aux playoffs en neuf saisons), et le polyvalent Randy Foye, qui mesure 1 mètre 93 et pèse 97 kg, et qui peut aussi bien évoluer au poste de meneur qu'au poste d’arrière.
La préparation.
LA Lakers 98-95 Denver.
Denver 114-101 Oklahoma City.
Phoenix 97-89 Denver.
Chicago 110-90 Denver.
Golden State 104-101 Denver.
LA Clippers 93-104 Denver.
Denver 75-93 Portland.
Golden State 119-112 Denver.

Kenneth Faried, un atout incroyable pour les Nuggets
Oklahoma City Thunder.
Le marché des transferts.
La franchise d’Oklahoma City court, depuis trois saisons, après ce titre qui ne cesse de lui échapper. Elle a donc décidé de se renforcer de manière réfléchie, et qualitative plutôt que quantitative, ne recrutant que l’agile Anthony Morrow (1 mètre 96 pour 95 kg).
Les leaders.
Il y retrouve l’exceptionnel Kevin Durant (meilleur marqueur de la saison régulière 2013-2014, cinq fois All-Star), qui tourne à une moyenne de 27 points par match sur ses sept saisons de NBA, et le fantasque Russell Westbrook (trois fois All-Star, et une moyenne de 20 points par match).
Les lieutenants.
Ceux-ci sont épaulés, depuis plusieurs saisons, par le contreur en série Serge Ibaka (111 kg pour 
2 mètres 08), par Reggie Jackson (1 mètre 91 pour 94 kg), et par Kendrick Perkins, qui compte neuf participations aux phases finales en onze saisons de NBA.
La préparation.
Denver 114-101 Oklahoma City.
Dallas 109-118 Oklahoma City.
Oklahoma City 117-107 Memphis.
New Orleans 120-86 Oklahoma City.
Oklahoma City 90-109 Toronto.
Oklahoma City 94-112 Minnesota.
Oklahoma City 91-105 Utah.

Kevin Durant et Russell Westbrook, deux joueurs qui font trembler toutes les défenses de la NBA
Minnesota Timberwolves.
Le marché des transferts.
La franchise de Minneapolis, qui a vu son meilleur joueur, en l’occurrence Kevin Love, partir à l’intersaison, a décidé de ne pas se renforcer, et de faire avec les moyens du bord. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’effectif, bien que peu flamboyant, semble assez solide.
Les leaders.
On y retrouve Ricky Rubio (le meilleur intercepteur de la saison passée en NBA), qui, à seulement 23 ans, a déjà remporté le Championnat d’Europe à deux reprises avec l’Espagne, ainsi que le meneur de poche José Barea (1 mètre 83 pour 79 kg), qui a déjà remporté une fois la NBA, et l’expérimenté Ronny Turiaf (six participations aux playoffs en neuf saisons, avec, à la clé, un titre de champion de la NBA).
Les lieutenants.
Les autres éléments forts de la franchise se nomment Gorgui Dieng (2 mètres 11 pour 111 kg), Corey Brewer (une fois champion de la NBA), et Kevin Martin (trois participations aux séries éliminatoires en dix saisons).
La préparation.
Indiana 103-90 Minnesota.
Minnesota 116-110 Philadelphie.
Minnesota 98-105 Milwaukee.
Oklahoma City 94-112 Minnesota.
Minnesota 107-89 Indiana.
Milwaukee 91-110 Minnesota.

Ricky Rubio, l'insatiable passeur des Wolves
Portland Trail Blazers.
Le marché des transferts.
Les Trail Blazers, dont la glorieuse époque est révolue depuis maintenant une quarantaine d’années, espèrent bien renouer avec le succès, pour s’offrir un second titre NBA. Pour cela, ils se sont attaché les services de Steve Blake, de retour au pays après quatre saisons passées aux côtés de Kobe Bryant, à Los Angeles, et du monstrueux Chris Kaman (2 mètres 13 pour 120 kg), international avec l’Allemagne, qui compte une sélection au All-Star Game.
Les leaders.
Ce recrutement de très grande qualité permet à la franchise de rêver plus haut, elle qui compte déjà dans ses rangs un trio infernal, composé de LaMarcus Aldridge, qui tourne à une moyenne de 19 points par match avec Portland, de Damian Lillard, All-Star pour sa deuxième saison, durant laquelle il a tourné à une moyenne de 21 points par match, et de Nicolas Batum (champion d’Europe en titre).
Les lieutenants.
Ils pourront compter sur Victor Claver (deux fois vainqueur du Championnat d’Europe avec l’Espagne), et Earl Watson (cinq participations aux séries éliminatoires en treize saisons).
La préparation.
Utah 92-73 Portland.
Portland 105-109 Utah.
Portland 119-114 LA Clippers.
Denver 75-93 Portland.
LA Lakers 94-86 Portland.
LA Clippers 89-99 Portland.

Aldridge, Lillard et Batum, trois joueurs hors du commun qui comptent bien se frayer un chemin jusqu'au titre
Utah Jazz.
Le marché des transferts.
La franchise de Salt Lake City, qui, même lorsqu’elle comptait, dans ses rangs, l’inoubliable duo composé de John Stockton et de Karl Malone, n’a jamais remporté la NBA, espère bien atteindre le Graal. Cependant, au vu des saisons précédentes, cela tiendrait plus du miracle que de la réalité. Pourtant, le Jazz tente de s’en donner les moyens, avec les arrivées du baroudeur Steve Novak (six participations aux playoffs en huit saisons), et du solide Trevor Booker (2 mètres 03, 109 kg).
Les leaders.
Ils retrouveront des joueurs tels que Rudy Gobert (2 mètres 16, 111 kg), médaillé de bronze, cet été, à la Coupe du Monde, ainsi que le prometteur Gordon Hayward (24 ans), qui tourne à une moyenne de 12 points par match en NBA.
Les lieutenants.
Il faudra aussi compter sur l’apport du puissant ailier Marvin Williams (2 mètres 06, 111 kg), et sur le jeune meneur Trey Burke, 21 ans, et une moyenne de 13 points par match lors de sa première saison NBA.
La préparation.
Utah 92-73 Portland.
Portland 105-109 Utah.
Utah 102-89 LA Clippers.
LA Lakers 86-119 Utah.
LA Clippers 101-97 Utah.
LA Lakers 98-91 Utah.
Oklahoma City 91-105 Utah.
Utah 100-105 Phoenix.


Cette saison, Rudy Gobert espère bien franchir un cap, et porter son équipe jusqu'au phases finales