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samedi 13 mai 2017

Un duel à distance qui nous met l'eau à la bouche

Depuis le début des play-offs, Warriors et Cavaliers font preuve d'une insolente facilité, se posant ainsi en favoris pour se retrouver lors des Finales NBA, pour la troisième fois de suite (1-1). L'un comme l'autre, les deux mastodontes en sont à un bilan de 8 victoires pour 0 défaites après les deux premiers tours. Si Golden State semble mieux préparé sur le plan collectif, Cleveland monte en puissance, mené par un LeBron James qui se promène comme jamais, confirmant son statut de meilleur joueur de la Ligue.
Qui semble favori en cas de retrouvailles ? Premiers éléments de réponse.

Sans James, Cleveland n'est rien.

Le constat est brutal, mais il reste vrai. Le "King" est le meilleur joueur de la planète, et ce depuis plusieurs années. Lors de la saison régulière, beaucoup l'ont trouvé discret. Un rappel de ses statistiques suffit à montrer que les attentes ne sont clairement pas les mêmes pour le "Chosen One" que pour le commun des mortels : 25 points (à 55 % de réussite), 8 rebonds et 7 passes décisives par match. Bref, une saison jugée sobre par beaucoup d'observateurs, en grande partie à cause de la deuxième place des Cavaliers à l'Est. Mais LeBron a décidé de hausser le ton en play-offs, et rien ne laissait présager une telle insolence. Il tourne à 34 points (à 56 % de réussite), 9 rebonds, 7 passes décisives, 2 interceptions et 2 contres par match.



Il vient d'ailleurs d'établir un nouveau record, en réalisant un cinquième sweep de suite au premier tour. Il y a bien longtemps qu'un joueur ne s'était pas montré aussi dominant lors des play-offs, en donnant une telle impression de facilité, tout en gardant une marge de progression. Une bénédiction pour la franchise de l'Ohio, qui va cependant prier pour ne pas le perdre sur blessure, sans quoi les espoirs de titre s'envoleraient aussitôt (4 victoires et 18 défaites sans lui depuis son retour, en 2015).
Dans son sillage, Kyrie Irving est toujours aussi précieux (24 points de moyenne), et Kevin Love fait le travail (14 points par match). Tristan Thompson, de son côté, peut encore monter en puissance (8 points et 11 rebonds par match), même s'il est déjà, sans forcer, largement supérieur à Pachulia.


Pour finir, le banc des Cavaliers est largement de taille à rivaliser avec celui des Warriors. Un certain nombre de franchises donnerait cher pour avoir un cinq titulaire composé de Deron Williams (trois fois All-Star), l'explosif Iman Shumpert, le shooteur longue distance Kyle Korver, l'éternel Richard Jefferson, et le très complet Channing Frye.

L'équilibre de Golden State dépend bel et bien d'un joueur.

En lisant cette phrase, il est clair que l'on aurait tendance à penser à Stephen Curry, MVP de la saison régulière en 2015 et 2016, et qui reste le meilleur shooteur de la NBA à 3 points. Mais ce constat, au vu des play-offs, s'appliquerait plutôt à Draymond Green. En effet, celui qui se présente comme un candidat très crédible au titre de meilleur défenseur de l'année affiche des statistiques incroyables, et ce dans toutes les catégories : 15 points, 9 rebonds, 7 passes décisives, 3 interceptions et 3 contres par match.


S'il n'est pas le meilleur marqueur (27 points par match pour Curry), il reste un joueur indispensable aux Warriors, qui peuvent donner le change dans la raquette grâce à lui, car Pachulia est clairement le point faible du cinq de départ (6 points et 4 rebonds par match).
Même Curry, Durant et Thompson peuvent se remplacer mutuellement, voire compter sur Iguodala pour assurer en sortie de banc, mais personne pour se hisser à la cheville de DG sur le plan défensif. En revanche, l'effectif des Dubs est plutôt bien construit, avec des joueurs de qualité sur le banc, qui peuvent limiter la casse, voire mieux, face aux titulaires d'autres franchises.


Matt Barnes est un joueur d'expérience (37 ans), qui roule sa bosse en NBA depuis maintenant 13 ans (pour 9 équipes différentes) ; David West, bien qu'en fin de carrière (36 ans), reste un joueur à l'impact physique précieux (2,05 m pour 115 kg) ; et JaVale McGee, souvent moqué pour son style si particulier, se découvre une belle fiabilité au tir (27 sur 37 depuis le début des play-offs, 73 % de réussite).

Verdict.

En clair, l'incroyable dynamique de LeBron James est un atout indéniable pour Cleveland, qui peut malheureusement se retourner contre la franchise de l'Ohio en cas de blessure du "King", ou de méforme passagère.
Du côté des Warriors, Green est sans doute le pilier de l'équipe, et peu de joueurs semblent en mesure d'avoir le même impact défensif.
Léger avantage à Cleveland, qui peut compter sur le meilleur joueur de la NBA, dans la forme de sa vie, et entouré d'un effectif très solide, sans être aussi flamboyant que celui de Golden State.

jeudi 28 mai 2015

Une conclusion fantastique à une saison sublime

Et voilà, nous y sommes. Les Finales NBA vont débuter, et verront les Warriors de Golden State affronter les Cavaliers de Cleveland. Cette issue est sans doute l'une des meilleures possibles, bien qu'elle était quasiment improbable à l'entame de cette édition 2014-2015. Mais ces deux franchises se sont imposées comme les références, terminant respectivement à la première place de la Conférence Ouest, et à la deuxième place de la Conférence Est, avec deux entraîneurs novices en NBA qui plus est. Cependant, il faudra se focaliser sur des duels qui vont marquer ces affrontements, en opposant les joueurs du même poste. C'est parti.

Les Meneurs.

D'un côté, Stephen Curry, MVP de la saison régulière, 29 points de moyenne depuis, et, de l'autre, Kyrie Irving, trois fois All-Star en quatre saisons, avec une moyenne de 19 points pour sa première participation aux phases finales. Le second, en difficulté physiquement, n'a pu prendre part aux deux dernières rencontres de son équipe, mais ne manquera pas de revenir pour décrocher le titre. Toutefois, Curry est dans la forme de sa vie, et compte bien enquiller les tirs à trois points pour arracher la victoire finale. Sans doute le plus beau duel de ces Finales si Irving parvient à retrouver la forme.

Irving et Curry, deux meneurs en pleine explosion
Les Arrières.

Là aussi, le spectacle sera au rendez-vous. Le discret Klay Thompson, nouveau détenteur du record de points marqués en un quart-temps, et le bouillant JR Smith, dont c'est la huitième participation aux phases finales en onze saisons, devraient assurer une qualité de jeu bien au-dessus de la moyenne. Thompson est également au sommet de sa forme, et apprend vite aux côtés de son "Splash Brother", à savoir Stephen Curry, tandis que Smith, bien qu'arrivé en cours de saison, est protégé par son ami LeBron James, à l'aura incontestée en NBA.

Thomspon et Smith devraient assurer le spectacle
Les Ailiers.

Nous arrivons à un duel qui soulève de nombreuses questions. Andre Iguodala, All-Star en 2012, est-il en mesure de faire parler ses indéniables qualités défensives à l'occasion de sa septième participation aux phases finales en onze saisons, afin de limiter LeBron James ? Car c'est tout simplement le meilleur joueur de la planète qui est ici mentionné, le palmarès, même abrégé, le prouvant : deux fois champion NBA, deux fois MVP des Finales, quatre fois MVP de la saison régulière, onze fois All-Star, et une fois meilleur marqueur de la saison régulière. Que dire ? James tourne d'ailleurs à 28 points de moyenne depuis le début des phases finales. Iguodala devra sortir ses tripes et montrer à son adversaire qui est le patron, et cela est plus facile à dire qu'à faire.

Avec Iguodala et James, les biceps seront de sortie 
Les Ailiers Forts.

Les Warriors peuvent compter, à ce poste, sur l'inusable Draymond Green, qui, dans l'ombre des "Splash Brothers", réalise un formidable travail pour sa troisième saison NBA, avec, entre autres, une série en cours de neuf double-doubles en quinze rencontres de phase finale. Les Cavaliers, de leur côté, doivent composer sans Kevin Love, blessé, mais parfaitement remplacé par Tristan Thompson, qui compte cinq double-doubles en neuf titularisations, profitant pleinement de l'absence temporaire de concurrence à son poste. Un duel intéressant se profile donc entre les deux colosses que sont DG (2,01 mètres, 104 kg) et TT (2,06 mètres, 108 kg).

Green et Thompson, un choc de titans
Les Pivots.

Attention à cette redoutable opposition de style, qui met aux prises l'Australien Andrew Bogut, une fois meilleur contreur de la NBA, et le Russe Timofeï Mozgov, quatrième participation aux phases finales en cinq saisons. Le premier est réputé pour faire sortir ses adversaires de leurs gonds, de par sa capacité à les perturber par des provocations répétées, ce qui n'enlève rien à son talent ballon en main. Le second est un flegmatique comme il n'en existe plus beaucoup, imperturbable, et concentré sur sa tâche. Lequel craquera le premier ?

Bogut contre Mozgov, c'est l'assurance d'une lutte sans merci dans la raquette