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samedi 13 mai 2017

Un duel à distance qui nous met l'eau à la bouche

Depuis le début des play-offs, Warriors et Cavaliers font preuve d'une insolente facilité, se posant ainsi en favoris pour se retrouver lors des Finales NBA, pour la troisième fois de suite (1-1). L'un comme l'autre, les deux mastodontes en sont à un bilan de 8 victoires pour 0 défaites après les deux premiers tours. Si Golden State semble mieux préparé sur le plan collectif, Cleveland monte en puissance, mené par un LeBron James qui se promène comme jamais, confirmant son statut de meilleur joueur de la Ligue.
Qui semble favori en cas de retrouvailles ? Premiers éléments de réponse.

Sans James, Cleveland n'est rien.

Le constat est brutal, mais il reste vrai. Le "King" est le meilleur joueur de la planète, et ce depuis plusieurs années. Lors de la saison régulière, beaucoup l'ont trouvé discret. Un rappel de ses statistiques suffit à montrer que les attentes ne sont clairement pas les mêmes pour le "Chosen One" que pour le commun des mortels : 25 points (à 55 % de réussite), 8 rebonds et 7 passes décisives par match. Bref, une saison jugée sobre par beaucoup d'observateurs, en grande partie à cause de la deuxième place des Cavaliers à l'Est. Mais LeBron a décidé de hausser le ton en play-offs, et rien ne laissait présager une telle insolence. Il tourne à 34 points (à 56 % de réussite), 9 rebonds, 7 passes décisives, 2 interceptions et 2 contres par match.



Il vient d'ailleurs d'établir un nouveau record, en réalisant un cinquième sweep de suite au premier tour. Il y a bien longtemps qu'un joueur ne s'était pas montré aussi dominant lors des play-offs, en donnant une telle impression de facilité, tout en gardant une marge de progression. Une bénédiction pour la franchise de l'Ohio, qui va cependant prier pour ne pas le perdre sur blessure, sans quoi les espoirs de titre s'envoleraient aussitôt (4 victoires et 18 défaites sans lui depuis son retour, en 2015).
Dans son sillage, Kyrie Irving est toujours aussi précieux (24 points de moyenne), et Kevin Love fait le travail (14 points par match). Tristan Thompson, de son côté, peut encore monter en puissance (8 points et 11 rebonds par match), même s'il est déjà, sans forcer, largement supérieur à Pachulia.


Pour finir, le banc des Cavaliers est largement de taille à rivaliser avec celui des Warriors. Un certain nombre de franchises donnerait cher pour avoir un cinq titulaire composé de Deron Williams (trois fois All-Star), l'explosif Iman Shumpert, le shooteur longue distance Kyle Korver, l'éternel Richard Jefferson, et le très complet Channing Frye.

L'équilibre de Golden State dépend bel et bien d'un joueur.

En lisant cette phrase, il est clair que l'on aurait tendance à penser à Stephen Curry, MVP de la saison régulière en 2015 et 2016, et qui reste le meilleur shooteur de la NBA à 3 points. Mais ce constat, au vu des play-offs, s'appliquerait plutôt à Draymond Green. En effet, celui qui se présente comme un candidat très crédible au titre de meilleur défenseur de l'année affiche des statistiques incroyables, et ce dans toutes les catégories : 15 points, 9 rebonds, 7 passes décisives, 3 interceptions et 3 contres par match.


S'il n'est pas le meilleur marqueur (27 points par match pour Curry), il reste un joueur indispensable aux Warriors, qui peuvent donner le change dans la raquette grâce à lui, car Pachulia est clairement le point faible du cinq de départ (6 points et 4 rebonds par match).
Même Curry, Durant et Thompson peuvent se remplacer mutuellement, voire compter sur Iguodala pour assurer en sortie de banc, mais personne pour se hisser à la cheville de DG sur le plan défensif. En revanche, l'effectif des Dubs est plutôt bien construit, avec des joueurs de qualité sur le banc, qui peuvent limiter la casse, voire mieux, face aux titulaires d'autres franchises.


Matt Barnes est un joueur d'expérience (37 ans), qui roule sa bosse en NBA depuis maintenant 13 ans (pour 9 équipes différentes) ; David West, bien qu'en fin de carrière (36 ans), reste un joueur à l'impact physique précieux (2,05 m pour 115 kg) ; et JaVale McGee, souvent moqué pour son style si particulier, se découvre une belle fiabilité au tir (27 sur 37 depuis le début des play-offs, 73 % de réussite).

Verdict.

En clair, l'incroyable dynamique de LeBron James est un atout indéniable pour Cleveland, qui peut malheureusement se retourner contre la franchise de l'Ohio en cas de blessure du "King", ou de méforme passagère.
Du côté des Warriors, Green est sans doute le pilier de l'équipe, et peu de joueurs semblent en mesure d'avoir le même impact défensif.
Léger avantage à Cleveland, qui peut compter sur le meilleur joueur de la NBA, dans la forme de sa vie, et entouré d'un effectif très solide, sans être aussi flamboyant que celui de Golden State.

samedi 15 avril 2017

Pour LeBron James, il est de nouveau temps de porter Cleveland

Alors que les play-offs démarrent ce week-end, les Cavaliers vont devoir hausser le niveau pour conserver leur titre. Privés de la première place à l'Est par les Celtics, qui ont su exploiter leur terrible mois d'avril (4 défaites en 7 rencontres), les partenaires du "King" doivent se faire pardonner à l'occasion du premier tour qui les opposera aux Pacers.
Et, pour cela, la franchise de l'Ohio peut compter sur LeBron James, qui s'est déjà montré capable de véritables miracles au-delà de la saison régulière.

2007, le plus improbable.

Pour sa quatrième saison, James tourne à plus de 27 points par match, et participe aux play-offs pour la deuxième fois de suite. Impérial tout au long de l'année, il offre même la deuxième place de l'Est aux Cavaliers, malgré un effectif atrocement moyen (Hughes, Pavlovic, Gooden et Ilgauskas étaient les autres titulaires).
Au premier tour, Cleveland se permet un sweep sur Washington (28 points de moyenne pour James), malgré des écarts très faibles (9 points en moyenne). Les Cavaliers ont ensuite fort à faire face aux Nets du New Jersey, en demi-finales de l'Est (4-2). Mais même le trio composé de Jason Kidd, de Vince Carter et de Richard Jefferson sera impuissant face au talent du jeune ailier, écœurant de facilité (24,5 points de moyenne). Pour accéder à la dernière marche, le "Chosen One" doit alors écarter les Pistons de Détroit, champions en 2004 et finalistes en 2005. Ce n'est qu'un détail pour LeBron, encore auteur d'un récital (25,5 points de moyenne).

LeBron James, esseulé face aux Spurs
Malheureusement, les finales NBA tournent à la catastrophe pour le "King", plus seul que jamais, qui ne pourra pas résister à la démonstration des San Antonio Spurs (4-0), malgré des statistiques forçant le respect (22 points de moyenne).
Même sans le titre, cette épopée restera peut-être comme sa plus glorieuse, autant pour ses performances que pour le niveau de ses partenaires.

2009, le plus accompli statistiquement.

Toujours accompagné d'une équipe incroyablement fade (Williams, West, Wallace et Ilgauskas), il défie de nouveau les probabilités en portant sa franchise à la première place à l'Est lors de la saison régulière, avec le meilleur bilan de la NBA (66 victoires pour 16 défaites) !
Au premier tour des play-offs, les Cavs retrouvent Détroit, qui subira un sweep douloureux (15,5 points d'écart en moyenne), dans le sillage d'un LeBron James de gala (32 points de moyenne). Vient ensuite Atlanta, qui ne pourras pas résister aux coups de boutoir d'un "King" en mission (34 points de moyenne), et qui essuiera aussi un sweep cruel (18 points d'écart en moyenne).

Face à Dwight Howard, leader d'Orlando, et Mickaël Piétrus, chargé de défendre sur lui, James a manqué de soutien
Mais l'aventure s'arrêtera lors de la finale de l'Est, contre le Magic d'Orlando (4-2), lui aussi porté par une star : Dwight Howard. Celui-ci profitera d'un effectif plus solide (Nelson, Lee, Türkoglü et Lewis) que celui de Cleveland pour faire la différence dans ce duel d'anthologie entre les deux joueurs. Le "Chosen One" sortira par la grande porte, avec 38,5 points de moyenne, remportant son duel statistique avec le pivot (26 points de moyenne).
Avec une moyenne de 35 points par match en 14 rencontres de play-offs, le tout à plus de 50 % au tir, James établissait déjà de nouveaux standards de performance.

2015, le plus frustrant.

De retour dans l'Ohio après quatre saisons du côté de Miami, le "King" n'a qu'un seul objectif en tête : offrir à sa franchise un premier titre NBA. Derrière une surprenante équipe d'Atlanta, Cleveland accroche une belle deuxième place à l'Est, et aborde les play-offs avec ambition.
Le premier tour, comme d'habitude, tourne rapidement au sweep, avec les Celtics comme victimes d'un LeBron déterminé (27 points de moyenne). Malheureusement, Kevin Love se blesse lors du dernier match, et manquera le reste de l'aventure. Les Cavs doivent ensuite se débarrasser des Bulls de Chicago, toujours difficiles à manier en play-offs. Les 26 points de moyenne de LeBron leur permettront d'éviter le piège (4-2). Pour accéder aux finales NBA, Cleveland fait alors face aux Hawks d'Atlanta, impeccables en saison régulière. Malgré l'absence d'Irving à la suite du premier match, les joueurs de l'Ohio feront très forte impression en se permettant un sweep remarquable (13 points d'écart en moyenne), avec un James en feu (plus de 30 points de moyenne).

Sans Kyrie Irving et Kevin Love, impossible de résister seul aux Warriors
En finale, Irving reviendra de blessure pour une rechute dès le premier match, que Cleveland perdra. Malgré un formidable sursaut d'orgueil du "King" dans la foulée, Golden State remportera la série sans trembler (4-1) face à des Cavaliers privés, en plus d'Irving et Love, de précieux remplaçants tels que Shawn Marion et Kendrick Perkins. Pourtant, James aura fait son possible, repoussant les limites de l'imaginable (36 points, 13 rebonds et 9 passes décisives de moyenne).

2016, le plus beau.

Suite à ce terrible dénouement, LeBron se prépare comme jamais durant l'été, afin de ne pas rater un nouveau rendez-vous avec l'histoire. La saison régulière est un succès, avec une première place à l'Est et le troisième bilan de la NBA (57 victoires pour 25 défaites).
Pour perpétuer la tradition, Cleveland se permet un nouveau sweep dès le premier tour, contre Détroit, une série durant laquelle James fait sa part du travail sans forcer (23 points, 9 rebonds et 7 passes décisives de moyenne). Les Cavaliers retrouvent ensuite Atlanta, pour un sweep autoritaire (12,5 points d'écart en moyenne), tandis que LeBron fait le nécessaire (24 points de moyenne). Pour la finale de l'Est, les joueurs de l'Ohio s'offrent une belle équipe de Toronto après une confrontation assez spectaculaire (4-2), sans que James ne hausse véritablement le ton, se préservant quelque peu pour la finale.

Avec ce contre monumental, le "King" vient de mettre la main sur le titre
Celle-ci les opposera de nouveau à l'équipe des Warriors, qui vient alors de réaliser la meilleure saison régulière de l'histoire (73 victoires pour 9 défaites). Cleveland n'est pas donné favori, et les premiers affrontements vont dans ce sens. Golden State mène sereinement 3-1, ce qu'aucune franchise n'a su remonter dans l'histoire des finales NBA. Curry et ses partenaires ont même l'occasion de conclure à domicile, mais James, jusqu'alors à moins de 25 points de moyenne, se réveille pour permettre aux Cavs de garder un fol espoir. Il inscrit 41 points et prend 16 rebonds dans la baie d'Oakland, et plante de nouveau 41 points chez lui.
Vient alors le "Game Seven", qui peut sacrer les Warriors comme la meilleure équipe de tous les temps, ou faire de James un joueur unique dans l'histoire des play-offs. La deuxième option sera la bonne. Le "Chosen One", qui justifie son surnom, signe un triple-double (27 points, 11 rebonds et 11 passes décisives), accompagné d'un contre magistral et décisif sur Iguodala à 89-89, avant de marquer le dernier point de la rencontre pour placer Cleveland hors de danger (93-89).
LeBron James devient alors le premier joueur à posséder la meilleure moyenne de son équipe dans toutes les catégories statistiques (30 points, 11 rebonds, 9 passes décisives, 2,5 interceptions et 2,5 contres par match). Il permet aussi à sa franchise de remporter son premier titre NBA, qui plus est de manière unique, en passant de 1-3 à 4-3.


James est donc un joueur hors du commun, de la trempe des Michael Jordan, Kobe Bryant et Larry Bird, qui peut espérer les dépasser en réalisant un nouvel exploit cette saison. S'offrir un back-to-back avec une franchise qui n'avait jamais remporté le titre serait monumental, à lui de montrer la voie à ses partenaires.

mardi 8 mars 2016

Stephen Curry, le gringalet qui pimentait la NBA

Cette saison, les Golden State Warriors dominent la NBA comme aucune franchise ne l'avait fait auparavant. En effet, ils établissent des temps de passage uniques (56 victoires pour 6 défaites à l'heure actuelle), font tomber les records (45 victoires de suite à domicile, 24 victoires de suite pour débuter la saison), et possèdent un collectif monstrueux. Mais il y a, comme (presque) toujours dans une franchise (à l'exception peut - être des San Antonio Spurs), un joueur qui attire les regards, de par ses performances. Et, à ce petit jeu - là, c'est le "frêle" meneur Stephen Curry, natif d'Akron (tout comme LeBron James), qui se détache clairement. En plus de développer un style de jeu unique, il enchaîne les prestations de haut vol, sans jamais relâcher la pression. Son secret ? Quand d'autres se basent sur la confiance, lui s'appuie sur la confiance absolue. Explications.

Issu d'une famille vouée au basket, Stephen a pu répéter ses gammes dès le plus jeune âge, en prenant exemple sur son père, Dell, arrière emblématique des Charlotte Hornets durant 10 saisons (meilleur marqueur, joueur le plus utilisé, et meilleur shooteur à 3 points de l'histoire de la franchise).         Cette dernière caractéristique est sans doute celle dont Stephen aura le plus profité, ayant battu, cette année, le record de paniers à 3 points rentrés sur une saison régulière (alors qu'il reste 20 rencontres à jouer), un total qu'il avait déjà amélioré par deux fois sur les trois dernières exercices.
Cette insolente réussite de loin est sa marque de fabrique, et ne cesse de faire plier les défenseurs adverses, sans réponse face à ce shooteur diabolique, aussi efficace pour un tir ouvert qu'avec deux joueurs sur le dos. MVP de la saison régulière l'an passé, il est d'ores et déjà assuré de conserver ce titre honorifique, tant il domine son sujet depuis octobre dernier.
Le fait est qu'il a réussi l'exploit colossal d'élever son niveau de manière conséquente, à tel point que certains se sont sérieusement demandés s'il ne méritait pas également le titre de MIP (Most Improved Player, joueur ayant le plus progressé) ! Du jamais - vu pour un MVP en titre !
Seul joueur à tourner à plus de 30 points de moyenne cette saison, il a rendu 12 feuilles statistiques à 40 points ou plus, le tout en 60 apparitions. Il en a également profité pour égaler, la semaine dernière, le record de paniers à 3 points rentrés en une rencontre, sans doute pour le faire tomber dans son escarcelle d'ici peu.
Mais, récemment, il a sans doute signé sa partition la plus mémorable face à Oklahoma City. Auteur de 46 points, il s'est permis de donner la victoire à son équipe au buzzer, d'un shoot de 11 mètres (soit plus près de la ligne médiane que de la ligne des 3 points) ! Ce joueur est une véritable bénédiction pour son sport.

Stephen Curry, un modèle pour beaucoup
Sa progression, bien que fulgurante, est d'une logique implacable. Drafté en 2009 par les Warrios, en tant que choix n° 7 de la loterie, il devait initialement rejoindre les New York Knicks, qui lui ont finalement préféré le discret Jordan Hill.
Sélectionné dans la All - Rookie First Team suite à sa première saison, il retourne au All - Star Week - End la saison suivante pour y remporter le Skills Challenge devant un certain Russell Westbrook. Sa troisième saison sera plombée par des blessures, mais il en profitera pour revenir plus fort, et former un duo tonitruant avec l'arrière Klay Thompson, fraîchement drafté.
Cette jeune équipe de la baie de San Francisco atteindra les demi - finales de la conférence Ouest, avant d'être sortie par les Spurs de l'éternel Tim Duncan. En 2013 - 2014, il est récompensé de ses excellentes performances par une première sélection au All - Star Game. Malheureusement, l'aventure s'arrêtera dès le premier tour des playoffs, face à des Los Angeles Clippers intenables.
Mais à l'été 2014, c'est le déclic. Steve Kerr, ancien joueur des Bulls de la belle époque, est nommé entraîneur des Warriors, lui qui ne s'était jamais assis sur un banc de NBA auparavant ! Et pourtant, ce choix se révèlera payant, puisque Stephen Curry et ses partenaires finiront champions, au terme d'un exercice remarquable.
Le tour de force du jeune prodige aura été d'éliminer tour à tour les quatre autres membres de la First All - NBA Team en phases finales (Anthony Davis, Marc Gasol, James Harden et LeBron James), un exploit qui n'avait encore jamais été réalisé. Unique.
Désormais, Curry est le joueur le plus craint de la Ligue. Sa domination est telle que les dirigeants envisagent même de reculer la ligne des tirs à 3 points ! C'est donc officiel : Curry fait peur, personne n'est en mesure de l'arrêter, et son règne ne fait que commencer.

jeudi 28 mai 2015

Une conclusion fantastique à une saison sublime

Et voilà, nous y sommes. Les Finales NBA vont débuter, et verront les Warriors de Golden State affronter les Cavaliers de Cleveland. Cette issue est sans doute l'une des meilleures possibles, bien qu'elle était quasiment improbable à l'entame de cette édition 2014-2015. Mais ces deux franchises se sont imposées comme les références, terminant respectivement à la première place de la Conférence Ouest, et à la deuxième place de la Conférence Est, avec deux entraîneurs novices en NBA qui plus est. Cependant, il faudra se focaliser sur des duels qui vont marquer ces affrontements, en opposant les joueurs du même poste. C'est parti.

Les Meneurs.

D'un côté, Stephen Curry, MVP de la saison régulière, 29 points de moyenne depuis, et, de l'autre, Kyrie Irving, trois fois All-Star en quatre saisons, avec une moyenne de 19 points pour sa première participation aux phases finales. Le second, en difficulté physiquement, n'a pu prendre part aux deux dernières rencontres de son équipe, mais ne manquera pas de revenir pour décrocher le titre. Toutefois, Curry est dans la forme de sa vie, et compte bien enquiller les tirs à trois points pour arracher la victoire finale. Sans doute le plus beau duel de ces Finales si Irving parvient à retrouver la forme.

Irving et Curry, deux meneurs en pleine explosion
Les Arrières.

Là aussi, le spectacle sera au rendez-vous. Le discret Klay Thompson, nouveau détenteur du record de points marqués en un quart-temps, et le bouillant JR Smith, dont c'est la huitième participation aux phases finales en onze saisons, devraient assurer une qualité de jeu bien au-dessus de la moyenne. Thompson est également au sommet de sa forme, et apprend vite aux côtés de son "Splash Brother", à savoir Stephen Curry, tandis que Smith, bien qu'arrivé en cours de saison, est protégé par son ami LeBron James, à l'aura incontestée en NBA.

Thomspon et Smith devraient assurer le spectacle
Les Ailiers.

Nous arrivons à un duel qui soulève de nombreuses questions. Andre Iguodala, All-Star en 2012, est-il en mesure de faire parler ses indéniables qualités défensives à l'occasion de sa septième participation aux phases finales en onze saisons, afin de limiter LeBron James ? Car c'est tout simplement le meilleur joueur de la planète qui est ici mentionné, le palmarès, même abrégé, le prouvant : deux fois champion NBA, deux fois MVP des Finales, quatre fois MVP de la saison régulière, onze fois All-Star, et une fois meilleur marqueur de la saison régulière. Que dire ? James tourne d'ailleurs à 28 points de moyenne depuis le début des phases finales. Iguodala devra sortir ses tripes et montrer à son adversaire qui est le patron, et cela est plus facile à dire qu'à faire.

Avec Iguodala et James, les biceps seront de sortie 
Les Ailiers Forts.

Les Warriors peuvent compter, à ce poste, sur l'inusable Draymond Green, qui, dans l'ombre des "Splash Brothers", réalise un formidable travail pour sa troisième saison NBA, avec, entre autres, une série en cours de neuf double-doubles en quinze rencontres de phase finale. Les Cavaliers, de leur côté, doivent composer sans Kevin Love, blessé, mais parfaitement remplacé par Tristan Thompson, qui compte cinq double-doubles en neuf titularisations, profitant pleinement de l'absence temporaire de concurrence à son poste. Un duel intéressant se profile donc entre les deux colosses que sont DG (2,01 mètres, 104 kg) et TT (2,06 mètres, 108 kg).

Green et Thompson, un choc de titans
Les Pivots.

Attention à cette redoutable opposition de style, qui met aux prises l'Australien Andrew Bogut, une fois meilleur contreur de la NBA, et le Russe Timofeï Mozgov, quatrième participation aux phases finales en cinq saisons. Le premier est réputé pour faire sortir ses adversaires de leurs gonds, de par sa capacité à les perturber par des provocations répétées, ce qui n'enlève rien à son talent ballon en main. Le second est un flegmatique comme il n'en existe plus beaucoup, imperturbable, et concentré sur sa tâche. Lequel craquera le premier ?

Bogut contre Mozgov, c'est l'assurance d'une lutte sans merci dans la raquette

dimanche 7 décembre 2014

NBA, 2014-2015, Chapitre 1

Alors que toutes les franchises de la NBA ont passé le cap de la double dizaine de rencontres, synonyme du quart de la saison régulière, il est temps de dresser un bilan. Nous parlerons du meilleur joueur, du meilleur entraîneur, du meilleur remplaçant, au même titre que du meilleur et du pire de ce début de saison. Bref, il y en aura pour tous les goûts.

Le Meilleur Joueur.

S'il y a bien un joueur qui sort du lot en ce début de saison, c'est Anthony Davis. Du haut de ses 21 ans, il domine la NBA, et permet à sa formation de rester en vie, malgré un début de saison compliqué. Avec des moyennes à 25 points, 11 rebonds et 2 passes décisives, il porte son équipe à bout de bras, jouant un rôle d'une importance capitale dans les neuf victoires obtenues par les New Orleans Pelicans, qui comptabilisent cependant dix défaites.

Le match qui a prouvé au reste de la ligue qu'il faudrait bel et bien compter sur lui, c'est, sans aucun doute, celui que son équipe a remporté sur le parquet du Jazz, 106 à 94. Au cours de cette rencontre, Davis a étalé toute sa palette technique, du "jumper" (panier inscrit en sautant au moment du tir) au "fade away" (panier inscrit en reculant au moment du tir), en passant par le "lay up" (panier inscrit avec l'aide du panneau), pour terminer la rencontre avec un bilan de 43 points et 14 rebonds. Une performance monstrueuse.

Depuis le début de la saison, Anthony Davis affole les compteurs
Le Meilleur Remplaçant.

Il est rarement aisé de ne pas démarrer une rencontre, avant d'en être désigné comme l'un des meilleurs joueurs. Pourtant, c'est presque le quotidien de Gerald Green, étincelant avec les Suns depuis le début de la saison. En sortie de banc, il tourne à 15 points, 3 rebonds et 2 passes décisives de moyenne, et ses coups d'éclat font le tour du web.

La franchise de Phoenix, qui compte douze victoires pour dix défaites, lui doivent beaucoup. il apporte un peu de folie à chacune de ses entrées, et son dynamisme permet de surprendre des adversaires déjà éprouvés par l'intensité de la rencontre.

Son match le plus accompli a eu lieu face aux Nets. Ce jour-là, il a sorti le grand jeu, inscrivant 28 points, captant 5 rebonds, et délivrant 3 passes décisives, pour une victoire finale sur le score de 112 à 104.

Cette saison, Gerald Green est le sauveur des Suns
Le Meilleur Entraîneur.

Il est compliqué de reconnaître le rôle d'un entraîneur à sa juste valeur, car le basket donne toujours l'impression d'être un sport plutôt instinctif. Cependant, il est juste de savoir attribuer une part du mérite à un entraîneur ayant su tirer le meilleur de son groupe. 

Et, pour le moment, cet entraîneur est Jason Kidd. Pour sa deuxième saison sur un banc, il est en train de réaliser quelque chose de sensationnel avec les Bucks de Milwaukee, dont le bilan est actuellement d'onze défaites pour onze victoires. Certes, ce n'est pas, à première vue, colossal, mais il faut savoir que, l'an passé, le taux de victoire de cette même équipe n'était que de 18 %, soit le pire de la ligue.

Jason Kidd a donc réussi à transformer cette équipe, et ce sans aucune recrue notable, et n'ayant sous la main aucun joueur de véritable envergure. La victoire la plus symbolique de cette résurrection intervint face aux Memphis Grizzlies, qui étaient invaincus depuis le début de la saison, soit six victoires de suite ! Ce jour-là, la franchise menée par Zach Randolph, qui semblait pourtant inarrêtable, mordit la poussière sur le parquet des Bucks, qui jouèrent de courage et de patience pour l'emporter sur le fil, 93 à 92.

Jason Kidd, le sauveur des Bucks de Milwaukee
Le Meilleur Affrontement.

Au soir du 26 novembre, les Raptors de Toronto s'en allaient défier les Hawks chez eux, à Atlanta. Bien que ces deux équipes n'avaient pas pour réputation de fermer le jeu, rien ne laissait présager une telle orgie offensive. D'ordinaire, chaque équipe de NBA marque autour de 100 points au cours des 48 minutes de jeu, mais ce soir-là, tout semblait différent. Sans aucune prolongation, les deux franchises ont livré un spectacle exceptionnel, jouant sans retenue. Résultat, tous les joueurs ont marqué, ce qui n'était plus arrivé depuis belle lurette, et Toronto s'est imposé 126 à 115.

Le taux de réussite commun, lors de cette rencontre, s'éleva à 45 % à trois points, à 55 % à deux points, et à 85 % aux lancers-francs. Il est bon de rappeler que les taux de réussite habituels sont généralement plus proches de 35 % à trois points, de 45 % à deux points, et de 75 % aux 
lancers-francs. 

Mention spéciale à Kyle Lowry, des Toronto Raptors, élu meilleur joueur de la rencontre, avec un bilan de 14 points, 13 passes décisives et 6 rebonds.

Kyle Lowry a su sortir les Raptors d'un duel épique avec les Hawks
La Meilleure Franchise.

Le classement parle de lui-même, alors pourquoi interpréter ou dénigrer ? Les Warriors, en ce début de saison, semblent au-dessus, avec un bilan de dix-huit victoires pour deux défaites. Les "Super Splash Brothers", Klay Thompson et Stephen Curry, n'ont jamais semblé aussi précis, et le reste de l'équipe n'a jamais aussi bien assuré leurs arrières. 

Le nouvel entraîneur, Steve Kerr, dont c'est la première expérience sur un banc de touche, réalise un travail formidable, et semble en mesure d'apporte à cette équipe ce qui lui manquait pour rivaliser avec l'élite de la ligue. La franchise de San Francisco est donc, pour le moment, en tête de la NBA, et compte bien le rester.

Elle a d'ailleurs prouvé qu'elle en avait les moyens, s'offrant le Heat, sur le score de 114 à 97, avec 40 points de Curry, et 24 de Thompson, au cours d'une rencontre maîtrisée de bout en bout, en particulier grâce à une défense de fer (9 contres, 6 interceptions, 40 rebonds défensifs).

Après la Coupe du Monde cet été, Curry et Thompson règnent maintenant sur la NBA
La Pire Franchise.

Réaliser le deuxième pire début de saison de l'histoire de la NBA, ce n'est pas donné à tout le monde. Pourtant, les Seventy-Sixers de Philadelphie l'ont fait, perdant leurs dix-sept premières rencontres. Depuis, ils en ont remporté deux, avant d'en perdre une autre. Mais que pouvait-il arriver d'autre à une équipe n'ayant aucune recrue, et dont l'exercice précédent a été un long calvaire, avec un bilan de dix-neuf victoires pour soixante-trois défaites, soit un taux de victoires de 23 % ?

Le jeune Michael Carter-Williams ne peut porter à lui seul toute une équipe, qui est d'ailleurs essentiellement composée d'éléments inexpérimentés, et dont la moyenne d'âge n'est que de 23 ans ! La saison risque donc d'être très longue pour cette franchise, qui comptait autrefois des joueurs comme Charles Barkley ou Allen Iverson.

Carter-Williams, l'espoir de toute une ville

jeudi 25 septembre 2014

Les seconds couteaux de la Division Pacifique

Alors que la reprise de la NBA approche, les questions autour de cette nouvelle édition sont multiples. Nombre de joueurs du championnat américain disputent actuellement la Coupe du Monde, et reviendront sans aucun doute épuisés, mais, pour certains, avec une médaille autour du cou. Quel sera leur état de forme ? Qui succèdera aux Spurs, bien qu'ils soient logiquement candidats à leur propre succession ? Pour y répondre, nous entamons un tour d'horizon qui nous permettra de découvrir les 30 franchises de ce championnat unique, en commençant par celles de la Division Pacifique.

Los Angeles Clippers.
Le marché des transferts.
Longtemps dans l’ombre des Lakers, les Clippers, qui restent sur trois participations de suite aux phases finales, sont en train de s’affirmer comme la meilleur formation de la ville de Los Angeles. Peu actifs durant l’été, ils ont tout de même enregistré l’arrivée de Jordan Farmar (double champion de la NBA avec les Lakers), et du grand Spencer Hawes, qui culmine à 2 mètres 16.
Les leaders.
Chris Paul (six fois meilleur intercepteur de la NBA), Blake Griffin (quatre fois All-Star), et DeAndre Jordan (meilleur rebondeur la saison passée), comptent bien mener la franchise au titre suprême de la NBA, qu’elle n’a jamais remporté.
Les lieutenants.
Ils pourront également compter sur les vétérans Matt Barnes (six participations aux playoffs en dix saisons), et Jamal Crawford (quatre particpations en quatorze saisons), tous deux âgés de 34 ans.
La préparation.
LA Clippers 94-112 Golden State.
Portland 119-114 LA Clippers.
Utah 102-89 LA Clippers.
LA Clippers 101-97 Utah.
LA Clippers 93-104 Denver.
Golden State 125-107 LA Clippers.
LA Clippers 108-105 Phoenix.
LA Clippers 89-99 Portland.

Blake Griffin et Chris Paul, le duo qui ne cesse de faire grandir les Clippers
Los Angeles Lakers.
Le marché des transferts.
Le glorieux passé de la deuxième franchise la plus titrée de la ligue semble révolu, bien qu'il ne soit pas si lointain. Kobe Bryant, la légende vivante du club (cinq fois champion de la NBA, seize fois All-Star et deux fois champion olympique), est convalescent, et son âge est une raison d’inquiétude supplémentaire quant à ses capacités physiques actuelles. Mais les Lakers ont quelques motifs de satisfaction, comme les arrivées de Carlos Boozer (deux fois All-Star), de Jeremy Lin (trois participations aux phases finales en quatre saisons), de l'excellent rebondeur Ed Davis, et du rookie Jordan Clarkson, âgé de 20 ans.
Les leaders.
Ces nouveaux éléments évolueront aux côtés du diabolique Steve Nash (huit fois All-Star, cinq fois meilleur passeur décisif de la NBA, et troisième meilleur passeur décisif de l’histoire de la ligue), de Nick Young, qui a pris ses responsabilités en l’absence de Bryant, tournant à une moyenne de 18 points par match lors du dernier exercice, et de Jordan Hill, (2 mètres 08 pour 107 kg).
La préparation.
LA Lakers 98-95 Denver.
LA Lakers 105-120 Golden State.
LA Lakers 75-116 Golden State.
LA Lakers 86-119 Utah.
LA Lakers 98-91 Utah.
LA Lakers 108-114 Phoenix.
LA Lakers 94-86 Portland.

Steve Nash, l'insatiable passeur des Lakers
Phoenix Suns.
Le marché des transferts.
Suite au départ de la star de leur équipe, à savoir Steve Nash, les Suns sont en difficulté. Ils restent sur quatre saisons blanches, terminées à la porte des phases finales. Bien que l’époque du ”Run and Gun” soit révolue, la franchise ne désespère pas de retrouver les sommets, et tente de s’en donner les moyens. Isaiah Thomas, qui tourne à une moyenne de 15 points par match en seulement trois saisons, et le monstrueux Anthony Tolliver (2 mètres 08 et 110 kg), sont arrivés.
Les leaders.
Ils retrouveront le gigantesque Emeka Okafor (2 mètres 08 pour 116 kg), ainsi que le remplaçant de Steve Nash, Goran Dragić, qui tourne à une moyenne de 17 points par match depuis le départ du Canadien, et Leandro Barbosa (deux fois vainqueur de la Coupe d’Amérique avec le Brésil).
Les lieutenants.
Les autres atouts de cette équipe seront Miles Plumlee (116 kg pour 2 mètres 11), ainsi que les frères Marcus et Markieff, qui s’élèvent tous deux à 2 mètres 08 sous la toise, et 111 kg sur la balance. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Suns ont des arguments de poids.
La préparation.
Phoenix 97-89 Denver.
Houston 95-92 Phoenix.
Phoenix 121-90 San Antonio.
LA Lakers 108-114 Phoenix.
LA Clippers 108-105 Phoenix.
Utah 100-105 Phoenix.

Miles Plumlee, un pion essentiel dans la raquette pour les Suns
Sacramento Kings.
Le marché des transferts.
La franchise de Sacramento, qui ne compte qu’un titre NBA, reste sur huit saisons blanches. Les joueurs de qualité ne manquent pas, mais le problème se situe plutôt au niveau de l’alchimie. Les Kings sont talentueux, mais leur irrégularité leur joue des tours. C’est pourquoi, durant l’été, ils ont enregistré l’arrivée de Darren Collison, qui tourne à une moyenne de 12 points par saison malgré un physique peu athlétique (1 mètre 79, 83 kg).
Les leaders.
Il devra apporter un peu de stabilité à un effectif qui compte déjà dans ses rangs des joueurs tels que DeMarcus Cousins (2 mètres 11, 122 kg), qui mène la formation depuis maintenant quatre saisons, pour une moyenne de 18 points par match, ainsi que Rudy Gay, qui possède la même moyenne, mais sur neuf saisons, et qui a remporté la Coupe du Monde, cet été, aux côtés de DMC.
Les lieutenants.
Mais il faudra également compter sur le solide Derrick Williams (2 mètres 03 et 109 kg), qui entamera sa quatrième saison dans le championnat le plus relevé de la planète, et Carl Landry, qui ne cesse de gagner en mobilité malgré ses 112 kg.
La préparation.
Toronto 99-94 Sacramento.
Sacramento 113-106 Toronto.
Sacramento 95-97 Brooklyn.
Brooklyn 129-117 Sacramento.
San Antonio 106-99 Sacramento.

DeMarcus Cousins, l'arme de destruction massive des Kings
Golden State Warriors.
Le marché des transferts.
La franchise basée à San Francisco, qui reste sur deux participations de suite aux playoffs, se présente cette fois en outsider accompli. Les Warriors ont joué la stabilité lors de l'intersaison, conservant leurs meilleurs éléments, tout en ne recrutant que Shaun Livingston (cinq participations aux phases finales en dix saisons), et Brandon Rush, de retour après une année à Salt Lake City.
Les leaders.
Ils viennent donc renforcer un effectif bien fourni, dont les leaders sont Stephen Curry et Klay Thompson, internationaux avec les USA, respectivement premier et deuxième au classement des joueurs ayant rentré le plus de tirs à trois points la saison précédente.
Les lieutenants.
Ils seront épaulés par le solide Andrew Bogut (meilleur contreur de la NBA en 2010-2011), et le revanchard David Lee (deux fois All-Star).
La préparation.
LA Clippers 94-112 Golden State.
LA Lakers 105-120 Golden State.
LA Lakers 75-116 Golden State.
Golden State 104-101 Denver.
Miami 115-108 Golden State.
Houston 90-83 Golden State.
Golden State 125-107 LA Clippers.
Golden State 119-112 Denver.

Stephen Curry et Klay Thompson, les "Super Splash Brothers"

lundi 28 avril 2014

Qui pour représenter l'Ouest ?

Les playoffs de la NBA sont de retour ! Les huit franchises de la Conférence Ouest ayant survécu à la saison régulière, qui, en terme de spectacle et de suspense, a perpétué la tradition de la ligue, vont s'affronter pour décrocher une place en finale de la NBA, un championnat de basket réunissant le gratin mondial. Petit tour d'horizon des équipes qualifiées à l'Ouest.

Les Dallas Mavericks, champions il y a trois ans de cela, ont bataillé ferme pour arracher une place en playoffs, pour lesquels ils ne s'étaient pas qualifiés la saison dernière. En effet, leur bilan, qui est de 49 victoires pour 33 défaites, est indigne d'une franchise championne quelques années auparavant, et qui compte dans ses rangs Dirk Nowitzki (35 ans), le dixième meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, avec 26 786 points en seize saisons.

Dirk Nowitzki
Mais, face aux San Antonio Spurs, la tâche s'annonce ardue. Car les trois vétérans de la franchise, qui a, par ailleurs, affiché le meilleur bilan de la ligue au terme de la saison régulière (62 victoires pour 20 défaites), ne sont pas destinés à laisser le titre leur échapper à nouveau. Tim Duncan (37 ans, 24 904 points en dix-sept saisons), Tony Parker (31 ans, 16 051 points en treize saisons) et Manu Ginóbili (36 ans, 11 657 points en douze saisons) ont encore du mal à comprendre comment ils ont pu laisser filer cette victoire qui leur tendait les bras. Avec un avantage de trois points à cinq secondes de la fin, ils se voyaient déjà soulever le trophée au détriment du Heat de Miami, le champion en titre. Malheureusement pour eux, Ray Allen décida de marquer un panier à trois points sublime, qui restera dans l’histoire autant pour sa beauté que pour son importance.

Tim Duncan
Battu en finale il y a deux ans, le Thunder d’Oklahoma City, emmené par l’inoxydable Kevin Durant (14 851 points en sept saisons, cinq fois All-Star, une fois MVP du All-Star Game, une fois champion du monde, une fois MVP des Championnats du monde, une fois champion olympique, à tout juste 25 ans), le meilleur marqueur de la saison régulière, voudra aller le plus loin possible, après un exercice remarquable (59 victoires pour 23 défaites). D’autant plus que Russell Westbrook, le fantasque meneur de la franchise, âgé de 25 ans, est revenu de blessure, et pourrait faire parler la poudre (en NBA, il affiche les moyennes suivantes : 20 points, 5 rebonds et 7 passes décisives par match).

Kevin Durant
Mais gare aux Memphis Grizzlies, qui, la saison dernière, avaient éliminé le Thunder pour rejoindre la finale de la Conférence Ouest. Cette série aura donc un air de revanche pour les uns, et de confirmation pour les autres. Mais les Grizzlies ont eu du mal à obtenir leur billet pour les phases finales, la faute à des Suns accrocheurs. Cependant, au terme de la saison régulière, la franchise emmenée par Zach Randolph (32 ans, 14 510 points en treize saisons), deux fois All-Star, et Marc Gasol (29 ans, deux fois champion d’Europe, une fois champion du monde, deux fois vice-champion olympique), meilleur défenseur de la saison précédente, a réussi à accrocher le bon wagon (50 victoires pour 32 défaites). Reste à éliminer le Thunder, et c’est une toute autre histoire.

Zach Randolph
Cependant, en terme d’irrégularité, une équipe semble au-dessus des autres : les Clippers. La franchise de Los Angeles, longtemps dans l’ombre des Lakers, s’est qualifiée pour les phases finales pour la troisième fois d’affilée, la première avec un tel statut. En effet, ils se présentent, malgré leur inconstance, comme de dangereux outsiders dans la conquête du titre, avec un joli bilan de 57 victoires pour 25 défaites en saison régulière. Emmenés par Chris Paul (28 ans, neuf saisons en NBA, sept fois All-Star, une fois MVP du All-Star Game, deux fois champion olympique) et Blake Griffin (25 ans, quatre saisons de NBA, une fois Rookie de l’année, quuatre fois All-Star), les Clippers comptent bien franchir, pour une fois, les demi-finales de Conférence.

Chris Paul
Pour cela, il leur faudra se défaire des Warriors, qui, sans faire de bruit, se sont qualifiés pour la seconde fois consécutive pour les phases finales, grâce au bilan suivant : 51 victoires pour 31 défaites. La franchise de San Francisco développe un jeu insupportable pour les équipes adverses, qui, même avec une défense bien en place, voient des joueurs comme le All-Star Stephen Curry (26 ans, qui a rentré le plus de tirs à trois points de toute la NBA lors de la saison précédente, soit 261) et l’arrière Klay Thompson (24 ans, deuxième joueur à avoir rentrés le plus de tirs à trois points de toute la NBA lors de la saison précédente, soit 223) faire fi de leur système, et aligner les tirs lointains

Stephen Curry

Enfin, l’affrontement le plus intéressant opposera les Blazers de Portland aux Houston Rockets. Les Blazers, emmenés par un trio exceptionnel, composé de Nicolas Batum (25 ans, une fois vice-champion d’Europe, une fois champion d’Europe), Damian Lillard (23 ans, une fois Rookie de l’année, une sélection au All-Star Game) et LaMarcus Aldridge (28 ans, trois sélections au All-Star Game, 10 901 points en huit saisons), ont terminés à la cinquième place de la Conférence Ouest, avec un bilan de 54 victoires pour 28 défaites. Mais la franchise de Portland compte également d’autres joueurs d’expérience, qui pourraient bien apporter ce petit plus à l’équipe, tels que Mo Williams (31 ans, une sélection au All-Star Game, cinquième participation aux phases finales en onze saisons de NBA) et Earl Watson (34 ans, cinquième participation aux phases finales en treize saisons de NBA).
LaMarcus Aldridge
De leur côté, les Houston Rockets ont terminé quatrièmes de la Conférence Ouest, avec un bilan identique à celui de leurs futurs adversaires, les Blazers, soit 54 victoires et 28 défaites. La franchise s’appuie sur trois joueurs recrutés l’été dernier, ou il y a deux ans, qui sont Jeremy Lin (25 ans, troisième participation aux playoffs en quatre saisons), James Harden (24 ans, champion olympique, une finale de NBA disputée) et, surtout, sur le monstrueux Dwight Howard (14 028 points en dix saisons, huits sélections au All-Star Game, trois fois défenseur de l’année, une fois champion olympique, le tout à 28 ans), et espère aller le plus loin possible dans ces phases finales.

Dwight Howard